Vous avez raté la hausse des cryptomonnaies et vous le regrettez. Vous n’êtes pas très doué pour les paris sportifs, mais vous adorez le foot. Et surtout, vous êtes un as des jeux vidéo en ligne. Saviez-vous que vous pouvez tirer profit de votre habileté au jeu vidéo et de votre amour du foot avec les cartes de joueurs de foot ?
Pour ça, rendez-vous sur Sorare, la plateforme internet où vous pouvez échanger des cartes de joueurs de foot transformés en NFT. A vous de les valoriser en constituant les meilleures équipes de foot virtuelles. Mais, sachez rester dans vos limites.
Les NFT, c’est quoi ?
Commençons par le commencement. C’est quoi un NFT ? Les férus d’informatique et des cryptomonnaies vont être contents. Parce que les NFT, c’est comme les crypto, ça ne marche qu’avec une blockchain. Waouh !
Autrement dit, pour faire simple, un NFT, c’est un Non Fongible Token. Soit, en français, un jeton non interchangeable. Bref, unique. Grâce à sa place dans la blockchain.
Bon, avançons, passons sur quelques étapes d’explication technique et allons droit au but. Quand on est l’heureux propriétaire d’un NFT, on possède, en fait, le seul lien ; ça tout le monde connait ; qui permette d’accéder au visuel, forcément numérique, de l’objet servant de support au NFT.
C’est ce droit qu’on vend ou qu’on achète quand on vend ou qu’on achète un NFT. Bien évidemment, ce qui fait la valeur de ce droit, c’est ce qu’il permet d’obtenir. Si c’est une image virtuelle qui n’intéresse personne, ce droit ne vaut rien.
Maintenant, on peut toujours spéculer et se dire que cette image intéressera un jour beaucoup de gens. Dans ce cas, on pourra, peut-être, revendre ce droit, c’est-à-dire, son NFT, à un bon prix. C’est sur cette base que fonctionne la plateforme Sorare.
Les cartes de joueurs de foot NFT, ça marche comment ?
Tout le monde connait les cartes de joueur de foot. Depuis au moins la maternelle. Ce sont les images des joueurs de foot des principaux championnat qu’on peut acheter, pour chaque saison, sur la boutique en ligne Panini.
Et si, par aventure, on en perd, ou en manque ou on en a en double, on les échange avec les copains à la récré. Si on a l’instinct du collectionneur, on ne veut en rater aucune et on les veut toutes. Au moins celles des meilleurs joueurs de tous les temps. Si on a celui du manager sportif, on va chercher à reconstituer les équipes gagnantes ou à constituer l’équipe de rêve.
Les cartes de joueur de foot NFT sont fondées sur les mêmes ressorts. Sauf qu’elles sont virtuelles au lieu d’être cartonnées. Sauf qu’elles donnent accès à des jeux vidéo en ligne. Par ailleurs, si l’équipe qu’on a pu constituer gagne la partie, on gagne aussi de l’argent.
Et là, rien à voir avec les paris sportifs, puisque pour gagner il faut, avant tout, savoir bien jouer. Peu importe, en vérité, ce que font les équipes auxquelles appartiennent les joueurs dans la vraie vie.
Ce qui compte c’est la valeur qu’on peut donner à un joueur en fonction de ses performances réelles et l’utilisation qu’on peut en faire dans le jeu en ligne.
Et comme la carte du joueur de foot est une carte NFT, elle est, par conséquent, unique. Ce caractère unique pouvant varier en fonction du niveau de jeu auquel on participe. On voit bien là tout l’intérêt que l’on peut en retirer et on est bien loin des cartes Panini qu’on échange à la récré.
Quelle plateforme de joueurs de foot NFT choisir ?
Attention, il ne faut pas confondre une plateforme de joueurs de foot NFT avec une plateforme de paris sportifs en bitcoin.
La première est un jeu qui s’appuie sur les performances réelles des joueurs dont on possède les cartes, la seconde valorise en bitcoins les paris gagnants sur les résultats des équipes dont on suit le championnat.
Ce n’est donc pas tout à fait la même chose. Par conséquent, si on ne considère que le premier type de plateforme, deux se distinguent plus particulièrement : Sorare et Footballcoin.
Ce sont ce qu’on appelle des plateformes de jeu « play-to-earn », « cryptogaming » ou encore « on-chain gaming ».
La principale différence entre les deux plateformes tient à la cryptomonnaie utilisée. Les transactions sur Footballcoin se font en XFC et sur Sorare en ETH. Ce n’est pas une différence sans importance.
En effet, XFC est une cryptomonnaie créée par Footballcoin, alors que ETH, autrement dit, l’Ethereum a une base d’utilisateurs beaucoup plus large.
De fait, l’ETH n’est pas une création de Sorare, mais d’un jeune canadien, d’origine russe, Vitalik Buterin.
Quand il crée sa crypto en 2013, Vitalik Buterin veut faire quelque chose de mieux que le Bitcoin. Pour lui, en effet :
La blockchain de Bitcoin a été conçue spécifiquement pour des applications monétaires, alors qu’Ethereum permet de créer tout type d’applications.
L’utilisation qu’en fait Sorare en est un bon exemple.
Par ailleurs, sans doute pour cette raison, la notoriété de Sorare est beaucoup plus forte que Footballcoin. Mais aussi à cause du nombre de ses utilisateurs et du montant de certaines des enchères portant ses cartes de joueurs NFT.
Ainsi depuis son lancement en 2019, Sorare regroupe plus de 1 million d’utilisateurs. Lesquels ont généré 325 millions de dollars de transaction en 2021 !
Et ces chiffre ne cessent d’augmenter. A noter que la moyenne d’âge des joueurs est de 25 à 35 ans.
Ceci expliquant cela, récemment une carte NFT de l’attaquant du Borussia Dormund, Erling Haaland, a été adjugée à 265 ETH. Pas beaucoup pensez-vous ? Que nenni, car au cours actuel, 265 ETH représentent, en réalité, plus de 600 000 euros !
Le précédent record était tenue par une carte de Cristiano Ronaldo adjugée à un peu plus de 400 000 dollars. Rappelons que du fait de la technologie blockchain, il s’agit de cartes uniques.
Evidemment, toutes les transactions ne se font pas à des niveaux aussi élevés. Et le jeu est ouvert à toutes les bourses et on peut même s’y faire la main sans rien débourser.
Pour le reste, les gains, leur niveau, tout dépend du temps qu’on est prêt à consacrer au jeu, du montant qu’on est disposé à investir et, naturellement, de son habileté.
Chez Sorare, il suffit de cliquer pour gagner. Du moins, c’est ce que les promoteurs de la plateforme annoncent. Et rien n’empêche de comparer cette promesse à celle, tout aussi séduisante, de footballcoin.
En conclusion, les plateformes de cryptogaming comme Sorare ou Fooballcoin ont su lier trois compétences, le caractère unique des NFT, grâce à la blockchain, l’intérêt pour l’investissement en cryptomonnaie et une spéculation fondée sur le football pro.
A l’origine, on a bien les cartes de joueurs de foot Panini, mais à l’arrivée on a des cartes de joueurs de foot NFT. Et le jeu n’est plus un jeu de cours de récré, mais celui de spéculateurs avisés. Lesquels, de leur côté, sont très loin de ressembler aux traditionnels boursicoteurs. C’est le moins qu’on puisse dire.

