Pas plus mythique que le stade Anfield de Liverpool. D’ailleurs, si on en doutait le vieux mat de l’ancien transatlantique Great Eastern, placé à l’entrée du stade, serait là pour le rappeler aux oublieux.
De sa naissance, en 1884, à aujourd’hui, le stade Anfield a connu bien des péripéties. Et peut-être que le secret de la longévité et du succès du stade des Reds est-il tout en entier contenu dans les paroles de la promesse chantée par ses supporters les plus acharnés, ceux du Kop, » You’ll never walk alone ».
Les débuts du stade Anfield
Il était une fois deux brasseurs, John Houlding et John Orrell, l’un et l’autre étaient « fou » de football, mais surtout le premier qui finira d’ailleurs maire de Liverpool. Le football mène à tout, avis aux amateurs.

Mais, revenons à nos deux brasseurs. Le terrain d’Anfield appartenait au deuxième. Le premier le lui loua pour y faire jouer Everton FC. Au début tout va bien dans le meilleur des mondes.
Seulement voilà, on est aussi au tout début du football professionnel en Angleterre. Le Everton FC fait très vite des étincelles. Normal avec une devise qui veut dire « Rien si ce n’est le meilleur« .
Sans doute inspiré par celle-ci, John Houlding veut en profiter pour améliorer ses affaires. John Orrell, aussi. Mais, bon, ça ne plait pas aux autres membres du club. Moins inspirés, leurs successeurs l’ont fait disparaître du blason d’Everton FC en 2013. Au grand dam de supporters comme le styliste Paul Smith.
Ils décident donc de fiche le camp. Exit le Everton FC du terrain de Anfield. Voilà nos deux brasseurs un peu trop gourmands avec un stade, mais pas de footballeurs. Qu’à cela ne tienne ! Six mois après, ils fondent un nouveau club, le Liverpool Football Club. Il joue son premier match le 1er septembre 1892 contre le Rotterham Town qu’il bat 7 à 1. Les Reds sont nés.
Des infrastructures en constante évolution
Les 40 première années du stade Anfield
Depuis 1884, date de sa construction, le stade a connu naturellement bien des évolutions, mais n’a guère changé jusque dans les années 30. Enfin, presque. Une nouvelle tribune est construite en 1895, puis une autre en 1903. L’architecte Archibald Leitch remanie la tribune principale et en ajoute bientôt une quatrième, la fameuse Spion Kop, derrière le but du côté de Walton Breck Road. Le stade est désormais complet et peut accueillir plus de 30 000 personnes.
Trois anecdotes à propos du Spion Kop. C’est à côté de cette tribune, qui n’existait pas encore, qu’a été placé en 1889 le grand mat du transatlantique Great Eastern avant qu’il ne soit envoyé à la casse. Quant au nom de Spion Kop il fait référence à la bataille de Spion Kop qui a eu lieu pendant la deuxième guerre des Boers en janvier 1900. Enfin, quand cette tribune est recouverte d’un toit, elle devient un modèle pour d’autres stades en Angleterre. Le nom Kop devient alors un terme générique pour désigner une tribune couverte.
Les gros changements du stade Anfield de la période 50 – 90
A la suite des mouvements de foule des années 70-80 qui ont endeuillé des villes comme Sheffield ou Heysel, le stade Anfield est profondément remanié, surtout après le début des années 70, pour n’offrir finalement que des places assises.
En commençant par la tribune principale. Résultat, à la fin des années 80, la capacité du stade Anfield tombe en dessous de 20 000 places.
Mais, début des années 90, cette capacité remonte avec l’adjonction d’un second niveau à la tribune principale qui est alors baptisée, tribune du centenaire.
Par ailleurs, au cours de ces années, le club honore plus particulièrement le grand manager que fut Bill Shankly en lui consacrant un mémorial et une statue. Le premier, récemment déplacé dans sa ville de naissance, à Glenbuck, la seconde, placée devant la pelouse du stade.
Cette dernière, réalisée par Tom Murphy, est mondialement connue. Elle montre le grand manager les bras levés, formant le V de la victoire, et allant à la rencontre des visiteurs. On peut s’en procurer une jolie réplique en résine patinée bronze à la boutique officielle du Liverpool FC.
Né en 1913 à Glenbuck, en Ecosse, Bill Shankly est mort en 1981, à Liverpool. D’abord, joueur international, Bill Shankly débute sa carrière d’entraineur en 1949. Il ne devient l’entraineur du Liverpool FC qu’en 1959.
Le club évolue alors en seconde division et son stade n’a pas encore commencé sa mutation. Sous sa direction, le club atteint les sommets. Après une dernière coupe d’Angleterre remportée en 1974, Bill Shankly prend une retraite bien méritée.
On peut dire que c’est Bill Shankly qui a fait le grand Liverpool FC qu’on connaît aujourd’hui. Et c’est grâce à cette montée en puissance que le stade Anfield a pu, lui aussi, évoluer.
Parmi les nombreuses citations qu’on lui prête, on peut retenir celle-là :
Le football est un sport simple, rendu compliqué par les gens qui n’y connaissent rien.
Dans les années 2000, Le stade Anfield fait de la résistance face au Stanley Park
A l’orée des années 2000, le stade Anfield fait à nouveau vieux jeu. La décision est donc prise de faire une croix dessus et de construire un autre stade tout neuf pour les Reds. L’objectif est de porter sa capacité d’accueil à plus de 70 000 spectateurs. Ce devait être le Stanley Park Stadium.
Ce « devait, parce que malgré toutes les autorisations obtenues, la maîtrise d’oeuvre confiée à l’entreprise HKS, le projet finalement avorte avec la crise financière de 2008 et l’arrivée d’un nouveau propriétaire en 2010, New England Sports Ventures, devenu depuis Fenways Sports Group. Lequel, outre les Reds, est propriétaire des Red Sox, de Boston, des Penguins, de Pittsburgh et de la Rush Fenway Racing.
A noter que le New York Times, propriété de la famille Ochs-Suzberger depuis 5 générations, détient 17 % du capital de Fenways Sports Group. Autrement dit, près d’un cinquième des Reds appartient au grand journal new yorkais.
Extensions en cours du stade Anfield
Il n’en reste pas moins que malgré l’échec du grand stade de Stanley Park, un certain nombre de choses devaient être faites pour améliorer le confort et la sécurité du stade Anfield.
Au cours d’une première phase, la tribune principale est dotée d’un troisième étage. Pour réaliser cette extension, il a fallu construire une énorme arche pour la soutenir. En tout cas, grâce à ça, la capacité totale du stade est passée à plus de 50 000 places. Toutes de couleur rouge, bien entendu !
Pour la petite histoire, l’uniformisation de la couleur des sièges en rouge date de 1995. Eh, tiens, c’est à Bill Shankly qu’on doit la couleur rouge des maillots des joueurs du Liverpool FC. C’était, parait-il, pour faire peur à ceux de l’équipe adverse.
Une deuxième phase lancée en 2020 a pour objectif d’accroître encore cette capacité et de la porter à plus de 60 000 places.
Le stade Anfield, enceinte des Reds et des grands matchs de coupe

Palmarès des Reds
Pour faire court, et en reprenant les commentaires existants, le Liverpool FC est un des plus grands clubs de la planète footballistique. Il a gagné 6 fois la ligue des champions, il a remporté 3 coupes et 4 supercoupes de l’UEFA, plus une coupe du monde des clubs.
Quant aux championnats anglais, le Liverpool FC a tendance à truster les titres. A son actif, on compte ainsi 19 championnats d’Angleterre, 8 coupes d’Angleterre, 9 coupes de la Ligue et 16 community Shield.
Tout ça en grande partie grâce à Bill Shankly. On comprend qu’il ait sa statue à l’entrée du stade. Mais, aussi, soyons juste, de son successeur, Bob Paisley.
Cela dit, comme le montrent certaines remarques de Jurgen Klopp, l’entraineur actuel des Reds, pas toujours facile de rester au top. Même quand on a des millions de livres à sa disposition !
Le stade Anfield un stade mythique, mais un stade avant tout bien anglais
Du fait de son équipe star, le stade Anfield appartient indiscutablement à la catégorie des stades mythiques. Mais, il l’est aussi à un double titre.
Avec ses quatre tribunes, une pour chaque côté de la pelouse, le stade Anfield est le stade anglais par excellence.
Quant à l’autre titre de gloire, c’est d’être situé à Liverpool, la ville qui a vu naître les Beatles ! Alors, ne reste plus qu’à le visiter et à visiter son musée.
Ce qui se fait facilement en une heure ou une heure et demi. Et en plus, la plupart du temps, on peut combiner la visite avec un Beatles Tour ! Alors pourquoi s’en priver, si on est à Liverpool.
Voir sur Amazon : anfield, stade centenaire liverpoolRecherche Amazon — lien rémunéré
Voir sur Amazon : anfield, stade centenaire liverpool NikeRecherche Amazon — lien rémunéré
Voir sur Amazon : anfield, stade centenaire liverpool adidasRecherche Amazon — lien rémunéré
Voir sur Amazon : anfield, stade centenaire liverpool PumaRecherche Amazon — lien rémunéré
Voir sur Amazon : anfield, stade centenaire liverpool hommeRecherche Amazon — lien rémunéré
Voir sur Amazon : anfield, stade centenaire liverpool enfantRecherche Amazon — lien rémunéré
Voir sur Amazon : anfield, stade centenaire liverpool juniorRecherche Amazon — lien rémunéré
Voir sur Amazon : anfield, stade centenaire liverpool femmeRecherche Amazon — lien rémunéré
