Que font les joueurs de foot pendant l'après-match ?

Que font les joueurs de foot pendant l’après-match ?

Waouh ! Le match est fini. L’après-match commence. Pas terrible ou super content. C’est selon.

C’est le moment de rigoler, de décompresser ou d’aller pleurer dans son coin. Et de retrouver les potes, les copains et les copines. Pour se consoler ou faire la fête. En fait, pas vraiment !

En tout cas, si on aspire à être un joueur professionnel. Et certainement pas, si on a réussi à entrer dans un centre de formation ou, au moins, une équipe semi-pro.

Là, c’est le domaine des choses sérieuses. Celui des préparateurs physiques, des masseurs et des psys. Et même si on est encore bien loin des portes du club de ses rêves, on a tout intérêt à se mettre, très vite, au diapason des joueurs de haut niveau, si on veut, un jour, en devenir un.

Donc, l’après-match n’est pas le temps de la fête, mais celui de la remise en condition.

 

la remise en condition.
La remise en condition.

 

De ce point de vue, le temps de l’après-match peut être découpé en plusieurs phases ou périodes.  D’une manière générale, elles sont au nombre de trois : la période de récupération, la période de décrassage et la période d’incubation.

 

 

La période de récupération de l’après-match

 

La période de récupération de l'après-match
La période de récupération de l’après-match

 

La période de récupération débute dans les minutes qui suivent le coup de sifflet qui met fin au match. Après le traditionnel échange de maillots. Car, il faut d’urgence éviter de laisser s’installer la fatigue, les courbatures ou les crampes. Très handicapantes et toujours difficiles à gérer. 

 

Boire beaucoup

Et pour cela, il faut commencer par boire beaucoup. Un litre à un litre et demi, d’eau gazeuse ou alcaline. Normal, pendant toute la durée du match, on a soumis le corps à rude épreuve. Et ce n’est pas fini ! 

Un joueur professionnel court en moyenne de 5 km, pour un gardien de but, à 12 km par match, pour un attaquant ou un milieu de terrain. Il multiplie, en plus, les gestes techniques, et cela, pendant, en moyenne, 70 matchs par saison. Sans compter les prolongations ! Et un terrain de football, c’est grand !

D’où, toujours en moyenne, une blessure tous les 25 matchs.

Le corps est l’outil de travail du joueur de foot et comme tout outil de travail, ça s’entretient. Et plus encore quand on est capitaine de l’équipe ou qu’on a la chance de jouer pour une grande équipe comme, par exemple, le FC Barcelone

 

 

Que manger après le foot

 

Que manger après le foot
Que manger après le foot ?

 

Après avoir bu, il faut aussi savoir s’alimenter. Là, on peut distinguer deux phases.

Dans les deux ou trois heures qui suivent la fin de match et après avoir bu à satiété, la première phase va consister à reconstituer rapidement son stock de glucides et de nutriments en profitant au maximum de la fenêtre métabolique. Ne pas oublier que ce sont près de 600 calories qui s’évaporent à chaque match !

Pour cela, on a le choix, par exemple, entre des barres aux céréales, des biscuits, du riz au lait, des bananes, ou encore des fruits secs. 

La seconde phase, qui se déroule plus tard, est plus consistante. Cette fois, le repas est complet. Mais, s’il doit être appétissant, il ne peut en aucun cas prendre des allures festives, sauf quand la saison est terminée.

Car, comme le dit notamment, Véronique Rousseau, diététicienne pour le PSG et l’INSEP :

Il est important que l’alimentation reste un plaisir et non une contrainte.

Par complet, il faut entendre principalement équilibré. On y privilégiera, par exemple, les ingrédients à sucres lents, les viandes maigres, les fruits, les légumes et les desserts lactés. 

A noter que les besoins du corps ne sont pas uniformes et que toute diète, ou régime diététique, doit être adapté à la morphologie de chacun et au type d’effort demandé. 

Pour en savoir plus sur ces deux phases et suivre le meilleur régime, on peut avoir intérêt à consulter, par exemple, l’un des membres de la société française de nutrition du sport (SFNS)

 

 

Séance de décrassage en football

La séance de décrassage commence pendant la période de récupération. Pour des non-sportifs, il est paradoxal de voir des joueurs se remettre à courir tout juste après leur match. Pour faire un tour d’honneur ou pour rentrer aux vestiaires. Alors qu’ils en ont plein les « pattes ».  

Même chose pour les coureurs cyclistes, par exemple, après une étape du tour de France, que l’on voit enfourcher un vélo fixe pour quelques kilomètres supplémentaires. Tout ça est, en réalité, on ne peut plus normal et aucunement dû à un orgueil mal placé.

En effet, c’est un des meilleurs moyens pour faire baisser la lactate, ou l’oxydation, accumulée dans les muscles pendant la période d’intense effort qui a précédé. Par ailleurs, c’est aussi une bonne façon de revenir au calme

 

Séance de décrassage en football
Séance de décrassage en football

 

Cependant, le décrassage, ce n’est pas qu’un petit tour de piste après le match. En général, dès le lendemain, le programme est un peu plus sérieux. Mais, le menu concocté par les préparateurs physiques reste léger :

Le but n’est pas de créer plus de fatigue. La séance doit donc être légère, en termes de volume et d’intensité. 

 

joueurs faisant du yoga
joueurs faisant du yoga

 

Par suite, avec des dosages variés, les séances de décrassage du corps et des muscles mixent footing léger, étirements, assouplissements et massages par un kinésithérapeute. Mais aussi, en supplément, pour les plus sophistiquées, natation, hydrothérapie, électrostimulation, cryothérapie, sophrologie ou yoga.

Ce qui n’empêche pas de chercher à simplifier le tout en portant également des bas de compression.

 

 

La période d’incubation ou d’intégration de l’après-match

La récupération, c’est indispensable. Le décrassage, c’est essentiel. Et la période d’incubation ou d’intégration, alors ? Rien de bien physique ou physiologique, là-dedans. Mais, est-ce si sûr ? 

 

Les phases de sommeil des joueurs de foot
Les phases de sommeil des joueurs de foot

 

Car, c’est bien dans cette période qu’on peut classer les phases de sommeil. Pour commencer.

 

 

Les phases de sommeil des joueurs de foot

Les phases de sommeil, et non pas le sommeil, point barre. En effet, d’évidence, le sommeil joue un rôle réparateur clef. Et, de ce fait, on le trouve nécessaire aussi bien dans sa phase nocturne que dans sa phase diurne

Rappelons, comme le dit Charlen Berry, thérapeute du sport, que :

Le sommeil est important pour la régénération tissulaire, l’apprentissage, la performance motrice et pour le développement de la mémoire.

Alors quand faut-il dormir et pendant combien de temps ? Charlen Berry donne une première réponse à cette double question.

 

Les sportifs qui s’entrainent plus de 20 heures par semaine ont besoin de 9 à 10 heures de sommeil de qualité par nuit.

Dit-elle. Autrement dit, pour un lever à 8 h, coucher à 22 h max. Ce qui ne fonctionne bien que si on dort dans un endroit calme, sans lumière, et qu’on ait pris la précaution de se mettre au calme dans le deux ou trois heures qui précèdent le coucher. Waouh ! Pas commode quand on est un ado hyperactif ! Et pourtant !

Mais, plus encore, si on le peut, il faut y ajouter une courte sieste à mi-journée ! C’est ça la phase diurne du sommeil.

Cela dit, l’affaire tourne vite au casse-tête chinois quand, au rythme des entrainements, s’ajoutent les déplacements pour aller jouer à l’autre bout du département, du pays, ou de l’Europe, suivant le niveau de la compétition à laquelle on participe.

 

Alors, comment faire ? Une pratique sérieuse du foot exige une grande discipline du joueur. Et, en dernier ressort, elle dépend essentiellement de lui. A lui donc de s’adapter en fonction des circonstances et à ne pas se laisser entraîner par des sollicitations faussement amicales. 

D’ailleurs, un proverbe indien dit fort justement à ce propos : 

Une fausse amitié est comme un banc de sable.

 

 

Les phases d’étude dans l’après-match

Dans le même ordre d’idée, on n’aurait garde d’oublier l’incontournable phase d’étude. Le football n’est pas qu’un jeu, c’est aussi un art qui demande beaucoup d’intelligence et de raison, contrairement à ce qu’on pourrait croire.

Et, pour un grand auteur classique comme Jean Giraudoux, par exemple, c’était même le roi des jeux. Quant à Albert Camus, autre grand auteur classique, il a même joué un temps pour le Racing Universitaire Algérois. Sans parler de bien d’autres, comme Blaise Cendrars ou Henry de Montherlant.

Ce qui signifie que le foot, ça s’étudie. C’est pourquoi, notamment, tous les grands clubs sont dotés d’un centre de formation

Cette formation concerne, naturellement, tous les aspects techniques ou tactiques du jeu, mais pour les meilleurs, va bien au-delà. A noter qu’un joueur doué, mais peu travailleur, est finalement moins performant qu’un joueur moins bien doué, mais beaucoup plus travailleur.

Et aucun doute à avoir là-dessus, les grands clubs savent faire la différence ! Alors quand on est doué et qu’en plus, on cherche toujours à se perfectionner, ce n’est alors, de ce point de vue, que du bonheur !

Ajoutons que ce perfectionnement n’est pas que technique et lié au centre de formation, il peut aussi se nourrir de lectures personnelles liées, on non, à l’univers footballistique, mais toujours capables de fournir des modèles stimulants. 

Pour ce qui est de l’univers footballistique, on peut trouver de grandes satisfactions dans la lecture des livres proposés par des sélections ad hoc. Mais aussi dans celle de grands classiques de la littérature française.

Se frotter à ces derniers, c’est comme apprendre avec de grands maîtres et emprunter à leurs vertus. De ce fait, on en retire toujours quelque chose de positif. 

En tout cas, ce qu’il faut retenir de cette troisième période, c’est qu’elle agit réellement comme une période d’incubation ou d’intégration des données qui est au moins aussi importante que le réassort alimentaire ou la détente musculaire des deux premières périodes.

 

En résumé, l’après-match, ça sert à quoi ?

L’après-match est aussi lourd de conséquences que le match lui-même. On peut même dire que de la manière dont il se déroule et dont il est pris au sérieux dépend le résultat des matchs suivants. En fait, c’est déjà préparer le match de football suivant.

Par ailleurs, ce qui vaut pour les matchs de foot vaut aussi pour tous les matchs de la vie. Un match n’est jamais perdu s’il sert de leçon.

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