Lors de la précédente Coupe du monde des sélections de la Kings League, le Brésil a écrasé tout le monde.
Les Brésiliens figuraient parmi les grands favoris, aux côtés de l’Espagne, pays fondateur du projet et, sur le papier,
sélection la mieux armée pour ce format. Sauf que le scénario a tourné au fiasco :
l’Espagne a déçu et a quitté le tournoi beaucoup trop tôt.
Bilan amer : une seule victoire contre l’Italie, puis des défaites contre l’Argentine et, au “Last Chance”,
contre la Turquie, qui a définitivement mis fin au parcours espagnol.
Résultat : l’Espagne est arrivée favorite… et est repartie comme la plus grosse déception.
Des erreurs ont été commises, et elles ne peuvent pas se répéter. Mais au-delà du constat,
si l’objectif est d’aller loin (voire de gagner) lors de la prochaine Kings World Cup Nations,
la stratégie avancée paraît simple.
La recette “Barça 2010”
En Espagne, on connaît la logique des tournois internationaux : quand une sélection s’appuie sur
un bloc déjà rodé, déjà gagnant, l’équipe franchit souvent un cap.
L’exemple le plus célèbre reste le Mondial 2010, remporté avec une ossature très marquée
par le meilleur FC Barcelone de l’histoire et un style proche.
En 2010, sept des 23 joueurs venaient du Barça : Valdés, Piqué, Puyol, Xavi, Iniesta, Busquets et Pedro.
Une colonne vertébrale club + sélection… et un titre mondial au bout.
L’idée, ici, serait de reproduire ce schéma à l’échelle Kings League :
faire de Porcinos la base de l’équipe nationale, comme le Barça l’avait été pour l’Espagne en 2010.
Pourquoi Porcinos doit servir de colonne vertébrale
Le raisonnement est clair : l’équipe d’Ibai Llanos et Guanyar a terminé
comme la meilleure formation d’Europe, dominant la scène nationale et continentale,
avec une qualité individuelle élevée et surtout un niveau collectif très au-dessus de la moyenne.
Dans ce contexte, les joueurs en rose devraient devenir, pour la sélection,
ce que fut le Barça pour l’Espagne en 2010.
Sur une liste de 13 joueurs, une logique “30%” donnerait 4 joueurs Porcinos comme base minimale.
Les noms cités comme incontournables : Guti, Soriano, Pelaz et Nico Santos.
L’approche pourrait même aller plus loin en élargissant ce noyau :
Dani Pérez, Aitor Vives, Ricard Pujol, Oscar Coll,
Dieguito ou Edgar Álvaro.
Mais pour retrouver le rendement Porcinos en sélection, une pièce paraît centrale :
Narcís Barrera.
Dans la Kings League, personne ne joue vraiment comme Narcís.
Si l’Espagne veut ressembler à Porcinos, le choix du coach devient l’élément clé.
Le sélectionneur annoncé officiellement jeudi dernier devra donc trancher :
s’il veut une équipe qui ressemble à Porcinos, au “club illégal” dont tout le monde parlait
et que les Espagnols ont aujourd’hui l’occasion de soutenir ensemble,
Narcís devra, en grande partie, s’appuyer sur les siens.

