Question : quelle Roma rencontrera l’Athletic ?
Réponse. Une Roma agressive, avec beaucoup d’envie. L’Olimpico est important, la façon dont ils nous poussent à chaque match. Ils étaient déjà un adversaire difficile à l’aller (1-1), mais cette fois ce sera différent, je l’espère.
D. Qu’est-ce qui te plaît le plus dans l’Athletic Club ?
R. Je suis très curieux de voir le San Mamés au match retour. Tout le monde parle très bien du stade, car les supporters se font entendre. C’est une équipe rapide et dangereuse en attaque et nous en tenons déjà compte pour ce match.
Dybala, lors d’une interview avec MARCA à Rome.
D. Que sais-tu des frères Williams ?
R. J’espère qu’ils n’auront pas leur meilleur jour. Nous les connaissons tous les deux, avec leur vitesse et leur grande capacité en un contre un. Nous les avons très bien étudiés pour essayer de ne pas trop leur concéder le ballon. Ranieri s’occupera de cela et nous suivrons ses ordres.
J’espère que les frères Williams ne seront pas dans leur meilleur jour aujourd’hui.
P. Sancet, qui est crucial pour l’Athletic, semble ne pas être à 100 % sur …..
R. Nous ne souhaitons le mal à personne, mais si les bons ne sont pas contre nous, c’est bon pour nous. Cependant, c’est une grande équipe et nous devrons donner le meilleur de nous-mêmes.
P. Vous êtes en Italie depuis de nombreuses années (Palerme, Juventus et Roma), n’avez-vous jamais réussi à jouer en Espagne ?
R. J’adore la Liga, je la regarde souvent à la télévision. Cette année, elle est très bonne, très disputée et j’aurais toujours aimé y jouer, mais… de nombreuses années ont déjà passé en Italie. On ne sait jamais ce qui peut se passer à l’avenir.
P. L’ambiance à l’Olimpico est l’une des meilleures d’Europe, n’est-ce pas ?
R. J’invite tous ceux qui ne la connaissent pas à venir ici. Ce qui est vécu ici ne peut être vu qu’à Anfield et dans quelques autres stades. Le stade olympique est toujours plein et le simple fait d’entendre l’hymne au début donne au stade une magie incroyable. Il y a peu de stades comme celui-ci, tellement ils sont beaux.
P. Vous êtes invaincus depuis six matches (cinq victoires et un match nul), qu’est-ce que cela vous apprend ?
R. En termes de chiffres, nous sommes peut-être dans le meilleur moment de la saison. Nous sommes forts à domicile et nous devons essayer de continuer sur cette voie contre l’Athletic. Nous sommes confiants et nous devons en profiter aujourd’hui.
P. Claudio Ranieri, 73 ans, t’a redonné vie…
R. Claudio est en grande partie responsable de ce moment positif. Il nous a fait changer d’avis. Nous venions d’un moment difficile, avec beaucoup de changements à l’intérieur et à l’extérieur de l’équipe, avec beaucoup d’incertitudes, et il a tout changé. Il connaît la « Piazza di Roma » comme personne et il nous a calmés, en rendant les choses simples et en mettant de l’ordre dans le vestiaire. Avoir Claudio pour vous motiver est une valeur ajoutée qui fait toute la différence à la fin.
P. En quoi Ranieri t’a-t-il amélioré ?
R. Il me donne beaucoup de liberté. Parfois, il me demande de faire des sacrifices quand il s’agit de marquer, de gérer le résultat, d’aider en défense, mais devant, je suis libre d’occuper les points faibles de l’adversaire. Claudio sait que parfois je joue le jeu différemment et il me laisse beaucoup de liberté à cet égard. En plus, je suis très bien physiquement et c’est crucial pour cette fin de saison.
La Roma a présenté sa nouvelle recrue pour la saison prochaine lors d’un événement qui marquera un avant et un après dans l’histoire des présentations en Italie.
P. Tu as récemment renouvelé automatiquement pour un an en fonction du nombre de matchs joués : cela t’a aussi libéré ?
R. Je ne pense pas, parce que je le savais déjà. Il y a toujours des nouvelles sur mon départ, que je ne ferai pas….. J’ai l’habitude, mais je suis la seule à connaître la vérité et cela me rassure. Je ne pense pas à mon avenir.
P. Lors du dernier match contre Côme (2-1), tu as commis beaucoup de fautes. Les joueurs comme toi sont-ils beaucoup pénalisés en Italie ?
R. Dans le football, le jeu est très limité, peut-être plus que dans d’autres ligues. Il y a peu d’espace à partir du milieu de terrain vers l’avant et les défenseurs sont agressifs et intelligents. Ils ne te laissent pas beaucoup conduire.
P. Mais tu tiens bien le coup. Tu ne protestes pas trop…
R. J’essaie de rester debout le plus possible et de suivre le jeu, mais oui, parfois il vaut mieux descendre et prendre un jaune que de le garder.
D. Pensez-vous que la Roma est favorite pour le titre de champion d’Europe ?
R. Je dirais que oui. Je ne sais pas si nous sommes les favoris, mais nous sommes une équipe qui peut se battre jusqu’à la fin. Le match nul contre Bilbao déterminera à quel point nous sommes favoris dans ce tournoi.
P. La Roma n’a pas remporté la Serie A depuis 2001 sous la direction de Fabio Capello : quelle est la difficulté de réitérer l’exploit ?
R. Si la Roma n’a remporté que trois Scudettos dans son histoire[…]c’est très difficile. Le football italien est très équilibré aujourd’hui, comme nous l’avons vu cette saison. Il est difficile de gagner le championnat, mais pas impossible, et j’aimerais laisser un bon souvenir quand je quitterai la Roma, quel que soit le titre. Mais aujourd’hui, nous avons l’Atlético et c’est le présent, en plus d’essayer d’entrer dans la Ligue des Champions l’année prochaine.

