De Laurentiis, président de Naples, mis en examen pour fraude comptable

Le transfert d’Osimhen accompagné de quatre autres opérations réalisées en 2020, à la loupe

Dossiers dans les bureaux que Di Laurentiis a à Naples et à Rome, avec la collaboration de la police française

Le parquet de Naples (Italie, sud) enquête sur Napoli et son président et actionnaire majoritaire, Aurelio De Laurentiis, pour une éventuelle fraude comptable liée à la signature du Nigérian Victor Osimhen et au transfert de quatre autres joueurs à l’été 2020.

Sur ordre du parquet napolitain, la « Guardia di Finanza » (police des affaires fiscales), un organisme dépendant du ministère italien de l’Économie, a effectué des perquisitions dans les bureaux de Naples et de Rome à la recherche de documents liés à la vente du bélier Victor Osimhen, du Lillois français, pour un chiffre proche de 70 millions d’euros à l’été 2020.

« L’affaire concernant le transfert du footballeur Victor Osimhen, déjà objet d’une demande d’ordonnance d’enquête européenne par le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Lille, a conduit à l’ouverture d’une procédure pénale également devant ce parquet. (Naples) », a indiqué le parquet napolitain dans un communiqué.

La police française, de la même manière sur ordre du parquet de Naples, a également agi à la recherche de documents connexes qui pourraient clarifier la signature d’Osimhen et celle de quatre autres joueurs qui ont été transférés de l’équipe italienne à l’équipe française dans le même marché des transferts. et qui sont suspectés : Orestis Karnezis, Claudio Manzi, Ciro Palmieri et Luigi Liguori (les trois derniers de l’équipe deuxième), pour lesquels Lille a versé au Napoli un total de près de 20 millions d’euros.

Outre le manager, son épouse Jacqueline Baudit, son fils Edoardo et sa fille Valentina ont également été inscrits au registre des suspects du parquet de Naples, selon les médias locaux.

De Laurentiis fait à nouveau l’objet d’une enquête après la controverse sur les gains en capital en Italie. En avril dernier, le parquet de la Fédération italienne de football (FIGC) accusait déjà plusieurs équipes de Serie A, B et C d’augmenter la valeur marchande des joueurs pour générer plus de revenus en les transférant.

Concrètement, le procureur de la FIGC a requis pour De Laurentiis une disqualification de onze mois et cinq jours, ainsi qu’une sanction économique de 329 000 euros.

Cependant, la Cour fédérale de la FIGC elle-même a acquitté les accusés, parmi lesquels se trouvaient également des hauts responsables de la Juventus, car ils n’avaient pas d’accusation solide.

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