Chuki (génération 2004) va suivre les traces de Christian Kofane —qui a rejoint l’été dernier le Bayer Leverkusen en provenance d’Albacete—, Jeremy Arévalo (Racing-Stuttgart) ou Yan Diomande, révélation totale et sensation mondiale du RB Leipzig, lancée depuis Leganés. Les Allemands font la différence grâce à leur confiance éprouvée envers les jeunes, leur capacité à investir d’abord et à faire briller ensuite le joueur, avec une proposition de football vertical, ouverte et 100% émotionnelle dans les gradins. Ce sont tous des joueurs offensifs et ce n’est pas un hasard. Ainsi, ils emmèneront également Chuki.
Jaremy Arévalo, Kofane et Diomandé sont déjà en Allemagne.
Un transfert stratégique
Les clubs espagnols ont encore une fois été en retard avec Chuki ou n’ont pas su comprendre sa valeur actuelle et future. Il en va de même à Valladolid, où le temps et —surtout— les performances du meneur de jeu ont joué en sa défaveur, le rendant inatteignable tant sur le plan sportif qu’économique. À une autre époque, cela aurait été un mouvement classique pour le Real Betis, le Séville, la Real Sociedad ou le Valence CF, d’autant plus en fin de contrat en juin.
Chuki va faire un énorme bond dans le cadre d’une opération où le projet sportif est différenciateur. La clé résidera dans le choix de grandir au sein d’une équipe avec une équipe construite pour concourir en Europe ou de commencer en étant une pièce centrale dans un club d’un niveau inférieur comme Hambourg, Schalke ou le Werder, des entités avec un immense attrait historique.
Le chemin de Dani Olmo
La Bundesliga représente un changement de vie significatif, tant sur le plan culturel que linguistique, mais ces dernières années, les cas de succès se multiplient. Les exemples de Dani Carvajal, Achraf Hakimi ou Chema Andrés, tous issus du Castilla vers des clubs très puissants, en sont la preuve. La confiance dans le talent espagnol ou formé en Liga est totale.
Né et élevé à Valladolid, l’Italie offre un environnement plus accueillant en termes culturels et de mode de vie, mais l’Allemagne apparaît comme le meilleur tremplin possible pour un joueur offensif, grâce à cet écosystème où Chuki peut se démarquer et briller avec ses passes décisives et ses buts. Là-bas, la référence absolue est Dani Olmo, qui a rejoint le RB Leipzig depuis le Dinamo de Zagreb, est devenu une star, a intégré la sélection et a finalement signé au Barça.
À 22 ans, Iván San José Cantalejo —Chuki— va être au centre de l’un des mouvements les plus intéressants du prochain mercato. Tel est l’objectif. Dans son esprit, il a toujours eu et a l’intention de partir la tête haute et la conscience tranquille de Pucela, par respect et affection pour son peuple. Il y a quelques semaines, Luis de la Fuente était à Valladolid pour lui remettre le prix du meilleur joueur de mars, ce qui était également un clin d’œil à son avenir : il a les qualités pour être international, commençant par les moins de 21 ans et en continuant à grandir en Bundesliga.

